Parution :
1er mai 1886, USA : Grève générale largement suivie sur l'impulsion des anarchistes
4 mai 1886, Chicago : La police charge la foule après un rassemblement Pacifique. Une bombe explose. La police tire et fait un massacre. Huit ouvriers sont accusés d'attentat.
21 juin : La mort de policiers est instrumentalisée par le pouvoir pour faire le procès de l'anarchisme et du mouvement ouvrier. L'anarchisme est discrédité, associé à la violence et au chaos.
11 novembre 1887 : Cinq des accusés sont pendus en place publique. Les grands patrons sont invités à l'événement.
1893 : Tous les accusés sont innocentés !
Ces travailleur·es revendiquaient le droit à une vie décente. À une journée de 8 heures de travail, 8 heures de loisirs, 8 heures de sommeil, symbolisées par un triangle rouge 🔺
Le 1er mai, journée internationale des travailleur·es, commémore leur mémoire, et célèbre toutes celles et ceux en lutte.
En 1941, le régime de Vichy détourne l'évènement, instaurant la "fête du travail". Le jour sera rendu férié pour essayer de rendre cette fête populaire.
L'évènement est annulé à la libération.
Les socialistes au pouvoir rendront à nouveau le 1er mai chômé et férié en 1947.
On doit également aux socialistes (plus précisément la deuxième internationale) un autre symbole de cette journée : L'œillet rouge, porté par les manifestants allemands le 1er mai 1890 afin de contourner l'interdiction de manifester et la Sozialistengesetz (Loi contre les socialistes).
En France, on a longtemps utilisé une fleur d'églantier, pour commémorer la fusillade de Fourmies du 1er mai 1891, ayant causé la mort de neuf personnes, dont deux enfants.
C'est à nouveau Pétain qui plus tard remplacera ce symbole de la gauche par le muguet.
La distinction fête du travail / des travailleur·es est primordiale car révélatrice :
- d'un côté les bourgeois qui célèbrent le travail libérateur et méritocratique,
- de l'autre celles et ceux qui crèvent au travail, y perdent leur vie et leur santé, célèbrent la lutte pour une vie digne !