Violence (selon l'OMS)

redéfinir la violence dans le cadre légal internationnal

Violence : « usage délibéré ou menace d’usage délibéré de la force physique ou de la puissance contre soi-même, contre une autre personne ou contre un groupe ou une communauté, qui entraîne ou risque fort d’entraîner un traumatisme, un décès, un dommage moral, un maldéveloppement ou une carence. » — Rapport mondial sur la violence et la santé, 2002

Autrement dit, la violence implique :

  1. un usage de la force (avantage physique, symbolique ou matériel)
  2. que des PERSONNES soient gravement impactées

S'attaquer à des biens matériels d'état ou capitalistes n'est pas une violence, mais de la dégradation.

Exprimer vivement son désaccord ou son indignation dans une discussion n'est pas une violence, mais une contradiction.

Quand une personne en position de domination réagit face à l'oppression par les moyens à sa disposition, ce n'est pas une violence, mais de la résistance ou de l'autodéfense.

L'impératif absolu de la non-violence est légitime. Évitons cependant d'y inclure une définition trop large de la violence imposée par les dominants dans le seul but de disqualifier toute forme de résistance face à la violence systémique, étatique et économique.

Cette "violence" qu'on retrouve notamment dans les journaux TV relève d'un autre glissement de sens plus insidieux, confondant les personnes morales (entreprises/État) et physiques. Une organisation ne peut pourtant PAS subir de dommages physiques ou psychologiques !

Complément

Redéfinir la violence ainsi est un argument pouvant être utilisé pour répondre aux accusations systématiques de "violence" à l'encontre des militant·es politiques.

Il est cependant bien plus pertinent de sortir entièrement de la dichotomie mensongère opposant violence et non-violence, qui ne fait que renforcer des stéréotypes racistes, sexistes et contre-productifs.

Pour comprendre comment et pourquoi, je vous invite très vivement à lire l'excellent livre de Peter Gelderloos, "Comment la non-violence protège l'État : Essai sur l'inefficacité des mouvements sociaux".